Le thème en bref
Quand on se fait démonter la tête pour un mot pas trop fin, quand on perd tout à coup son visage, ses repères, son chez soi. Sauf ses états d’âme méchamment bousculés. Certains se disent qu’ils n’ont plus qu’à aller pleurnicher chez les flics. Et y’en a d’autres qui choisissent de s’ouvrir une autre canette, de la descendre cul-sec et de remonter le flot d’emmerdes à la rame. Alors là, les chiens, les chinois, les pizzas s’engouffrent dans votre vie, tout se soulève et, attention prenez garde, dans les airs, le pack de bière se vide très vite.
Le thème plus
Des embrouilles qui laissent un goût improbable
Il y en a qui les cherchent et, forcément, ils arrivent à les trouver. Il suffit de prendre les gens pour des imbéciles. Oui, il y en a pas mal qui nous entourent, mais ils ne veulent pas qu’on le leur fasse remarquer. Il y en existe, forcément d’autres qui négligent cette règle de primordiale prudence. Ainsi le personnage de ce polar jubilatoire et à contre-courant. Tout commence dans notre bon RER de la région parisienne. Une remarque idiote, mais spontanée adressée à une bande de banlieusards sans humour, lui vaut une correction magistrale. Il y a des journées comme ça, qui commencent du mauvais pied. D’autant plus qu’en rentrant chez lui, il découvre son appartement saccagé. Bien sûr, il n’est pas plus surpris que ça : Paris a des avantages et des inconvénients. Mais les inscriptions qui maculent les murs de son logis, d’un goût discutable, le plongent dans des conjonctures improbables. « Les s… ça s’oublie difficilement » À qui les vandales font-ils allusion ? Évidemment, il va tenter de le savoir. Mal lui en prend. Du coup, sa vie devient un véritable cauchemar où des micmacs à l’aigre doux, Chinois, chiens, pizzas et vol d’œuvre d’art, s’engouffrent dans son espace vital et vont lui rendre la vie impossible. Il comprendra vite la signification du proverbe urbain. Mais qu’à cela ne tienne. Jean Milpied est sûr du bon droit de son héros. Même si l’esprit de celui-ci est un tantinet tortueux. Il est vrai qu’il n’y est pour rien...
L'auteur. Il est depuis six ans aux fourneaux de la recherche industrielle. Il décrit son roman comme la mise bout à bout de délires noctambules, de ceux qu’on note au matin, l’œil vide, la bouche pâteuse et la langue alcoolisée tombant dans les chaussettes. Attention, auteur à l’humour acide..


