Le
thème en bref
La veille, des villageois avaient, en pleine nuit, encerclé notre maison et brisé à grands coups de pied la porte en hurlant des injures. Effrayée, maman m’avait intimé l’ordre de m’enfuir par la trappe secrète qui menait au grenier à foin et qu’elle avait pris soin de refermer derrière moi. Cachée entre les énormes meules, disposées les unes à côté des autres, je les avais entendus saccager et dévaliser notre ferme.
Extrait.
(...) En peu de temps, je renaquis à la vie dans cette demeure. D’ailleurs, j’avais renoncé à mon nounours la nuit. Mais, prudente, j’avais conservé toutes les plaquettes de calmants de maman auxquels je recourrais de temps à autre. Comme Mireille sentait que ce séjour à la pommeraiem’avait apporté un bien-être certain, elle me proposa – le plus naturellement du monde – d’abandonner ma chaumière pour toujours et de rester auprès d’elle tant qu’il me plairait. Une nouvelle fois, j’acceptai son offre ; mais à une condition, qu’Albert, son cousin imprimeur, m’engageât le plus rapidement possible, afin que je puisse verser un loyer pour la chambre que j’occupais. Mireille comprit mon point de vue et se plia à ma demande. (...)
FR3-Marseille


